Comment choisir son électricien : les critères qui comptent
Un électricien fiable se reconnaît à des éléments que vous pouvez vérifier : une entreprise immatriculée et active, une qualification professionnelle (diplôme ou expérience), une assurance décennale en cours de validité, un devis détaillé établi après une visite, des références. Selon vos travaux, demandez aussi une qualification Qualifelec, la mention RGE si vous sollicitez une aide, ou la qualification IRVE pour une borne de plus de 3,7 kW. Hors urgence, comparez trois devis avant de décider.
Les 8 critères à vérifier
- Une entreprise immatriculée et active, avec une adresse réelle.
- Une activité d'électricité déclarée.
- Une qualification professionnelle : diplôme du métier ou trois ans d'expérience.
- Une assurance décennale valable pour vos travaux.
- Une qualification adaptée à votre projet (Qualifelec, RGE, IRVE).
- Une visite de l'installation avant le devis pour les chantiers importants.
- Un devis détaillé, conforme et lisible.
- Des références vérifiables et un interlocuteur joignable après les travaux.
Les sections suivantes détaillent ces points et la façon de les contrôler en quelques minutes.
Entreprise, activité et qualification professionnelle
Partez du numéro SIREN ou SIRET indiqué sur le devis. L'Annuaire des entreprises, service public gratuit, permet de vérifier que l'entreprise existe, qu'elle est active, à quelle adresse elle est enregistrée et quelle activité elle a déclarée. Le code d'activité le plus courant pour un électricien est le 43.21A, « travaux d'installation électrique dans tous locaux ». Une entreprise récente n'est pas suspecte en soi, mais une adresse introuvable ou une activité sans rapport avec l'électricité doit vous alerter.
L'électricité est une activité réglementée (loi du 5 juillet 1996, article 16, et décret du 2 avril 1998). Le chef d'entreprise doit détenir un diplôme du métier, comme le CAP « préparation et réalisation d'ouvrages électriques », un bac professionnel ou un brevet professionnel, ou justifier de trois années d'expérience effective. À défaut, les travaux sont réalisés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée. Les salariés qui interviennent sur une installation doivent en outre disposer d'une habilitation électrique délivrée par leur employeur.
Assurance décennale et responsabilité civile
Pour des travaux de construction ou de rénovation, l'électricien doit être couvert par une assurance de responsabilité civile décennale. Elle prend en charge, pendant dix ans après la réception, les dommages graves qui rendent le logement impropre à son usage, comme une installation encastrée défaillante. Les artisans et les micro-entrepreneurs indiquent sur le devis le nom de leur assureur et la couverture géographique du contrat.
Demandez l'attestation d'assurance avant de signer et vérifiez trois points : l'activité électricité figure parmi les activités garanties, la période de validité couvre la date de début du chantier, et le nom de l'entreprise correspond à celui du devis. Une assurance de responsabilité civile professionnelle, souvent souscrite en complément, couvre les dommages causés pendant le chantier. Notre page sur l'assurance décennale de l'électricien détaille ces vérifications.
Qualifelec, RGE, IRVE : la bonne qualification selon vos travaux
Au-delà de la qualification professionnelle obligatoire, certaines qualifications sont facultatives et d'autres conditionnent une aide ou la régularité de l'installation :
| Vos travaux | Qualification à demander | Statut |
|---|---|---|
| Dépannage, prises, éclairage, tableau | Qualifelec, gage de compétence | Facultative |
| Rénovation complète, installation neuve | Qualifelec, et attestation de conformité visée par le Consuel pour une installation neuve | Qualification facultative, attestation obligatoire pour le neuf |
| Borne de recharge de plus de 3,7 kW | Qualification IRVE | Obligatoire |
| Pompe à chaleur, VMC, photovoltaïque, radiateurs financés par une aide | Mention RGE pour la catégorie de travaux | Obligatoire pour MaPrimeRénov', l'éco-PTZ et les primes CEE |
Une qualification se vérifie sur l'annuaire de l'organisme qui la délivre, et le certificat doit être en cours de validité. Nos guides sur les électriciens Qualifelec et RGE et sur l'installateur IRVE qualifié expliquent comment lire ces documents.
Juger le sérieux de l'électricien au premier contact
Le comportement de l'électricien avant la signature en dit long. Plusieurs signes sont rassurants :
- il se déplace pour voir l'installation avant de chiffrer une rénovation ou un remplacement de tableau ;
- il vous interroge sur vos usages : équipements de cuisine, chauffage, projet de borne ou de climatisation ;
- il distingue ce qui relève de la sécurité, de la mise en conformité à la norme NF C 15-100 ou du simple confort ;
- il remet un devis détaillé dans un délai raisonnable, sans vous presser de signer ;
- il indique un délai d'intervention et la personne à joindre en cas de problème après les travaux.
Pour les avis en ligne, lisez le contenu plutôt que la note : des commentaires précis sur des chantiers comparables au vôtre valent mieux qu'une moyenne élevée sans détail. Demandez aussi une ou deux références de clients joignables, ou des photos de tableaux réalisés.
En cas de panne urgente : choisir vite sans se tromper
L'urgence pousse à choisir dans la précipitation. Coupez d'abord le disjoncteur général si un appareil fume, chauffe ou sent le brûlé, et ne touchez pas un appareil mouillé. En cas de brûlure ou d'électrisation, appelez le 18 ou le 112. Si tout le quartier est privé de courant, ou si un câble est tombé au sol, la panne relève du réseau public : contactez le service de dépannage d'Enedis.
Pour une panne dans votre logement, privilégiez un électricien recommandé par votre assureur habitation si votre contrat prévoit une assistance, par votre syndic ou par votre entourage. Méfiez-vous des prospectus glissés dans les boîtes aux lettres et des annonces sponsorisées. Demandez au téléphone le taux horaire, les frais de déplacement et les majorations de nuit ou de week-end avant que l'électricien se déplace. Notre guide pour éviter les arnaques au dépannage électrique complète ces réflexes.
Comparer trois devis avant de décider
Hors urgence, ne retenez pas le premier électricien venu. Faites établir trois devis sur la même description de travaux, vérifiez pour chacun les critères ci-dessus, puis comparez le contenu avant le prix. Notre comparateur de devis vous permet de recevoir les propositions d'électriciens de votre secteur sans multiplier les appels.
Questions fréquentes
Comment savoir si un électricien est fiable ?
Vérifiez son numéro SIREN sur l'Annuaire des entreprises, son attestation d'assurance décennale et, selon vos travaux, ses qualifications (Qualifelec, RGE, IRVE). Un électricien sérieux visite l'installation avant de chiffrer un chantier important, remet un devis détaillé et ne vous presse pas de signer. Des avis précis de clients et des références vérifiables complètent ces contrôles.
Faut-il un diplôme pour être électricien à son compte ?
Un diplôme ou une expérience équivalente. L'électricité est une activité réglementée : le chef d'entreprise doit détenir un diplôme du métier, comme un CAP, un bac professionnel ou un brevet professionnel, ou justifier de trois années d'expérience effective. À défaut, les travaux doivent être réalisés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée.
Un électricien doit-il être certifié Qualifelec ?
Non, la qualification Qualifelec est volontaire. Elle atteste que l'entreprise a fait contrôler ses compétences, ses moyens et ses assurances, avec un suivi chaque année. Certaines qualifications deviennent en revanche nécessaires selon les travaux : la qualification IRVE pour une borne de plus de 3,7 kW, et la mention RGE pour bénéficier de MaPrimeRénov', de l'éco-PTZ ou des primes CEE.
Comment vérifier l'assurance décennale d'un électricien ?
Demandez l'attestation d'assurance avant de signer. Vérifiez que l'entreprise nommée est bien celle du devis, que l'activité électricité figure parmi les activités garanties et que la période de validité couvre la date d'ouverture du chantier. En cas de doute, appelez l'assureur dont les coordonnées figurent sur l'attestation pour confirmer que le contrat est en cours.
Sources
- Électricien : activité réglementée et qualification requise (INPI) inpi.fr
- Le certificat Qualifelec, comment le lire (Qualifelec) qualifelec.fr
- Bornes de recharge de véhicules électriques : la qualification IRVE (Qualifelec) qualifelec.fr
- Éco-prêt à taux zéro : recours à une entreprise RGE (service-public.gouv.fr)
Prix donnés à titre indicatif, toutes taxes comprises, relevés en 2025 et 2026. Les règles et les aides citées peuvent évoluer : vérifiez-les auprès de l'organisme concerné avant de vous engager.